Christian Delécluse envisage la création artistique comme une praxis, une attention particulière au monde qui se déploie en associant sensibilité et raison, en dehors du dualisme des facultés. Une façon d’être « simultanément plus animal et plus raisonnant, plus sensible et plus pensant ». (Morizot).
Intéressé par le processus de coévolution entre l’espèce humaine et les outils techniques qu’elle invente, l’artiste imagine des « machines sensibles » : des machines qui renvoient le spectateur à sa propre subjectivité. Miroirs de notre propre sensibilité, ces machines participent, non sans humour ni sans magie, à conscientiser et à transformer nos représentations du monde.